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  • vielle sage femme a aidé l accouchement de tous les enfants de la cité et des environs sans rétribution aucune ou reconnaissance des services officiels C est à elle après l accouchement d inviter les jeunes mamans à leur rôle elle prodiguait les soins l hygiène et les ménages à l huile d olive des nouveaux nés et le lavage de ses couches durant la première semaine de son existence Le rôle éminemment social et humain qui leur incomba elle et sa fille HANNA DRAMCHIA sage femme qui seconda sa mère et prit sa suite à sa disparition ne peut être estimé à sa juste valeur sauf le souhait d être récompensées dans l au delà Elles s occupaient des naissances des décès de presque la totalité des femmes les ablutions des mortes la couture et l habillage du linceul l assistance à toutes les cérémonies auprès des lieux des saints de la cité OUAADA pluriel OUAADI les réjouissances familiales MARIAGES PELERINAGES etc BEN M HIRI et sa famille furent parmi les humbles gens de bien qui à chaque occasion portaient assistance à ces femmes de bien Elles eurent tout le temps leur part comme faisant partie intégrante de leur famille Et à chaque occasion cette tache était confiée à BEN M HIRI qui transportait à EMMA YEMMOUNA de Oued el arbi à la cité la part qui lui était destinée Il n était pas rare qu à chaque fois il resta plusieurs jours chez sa grand mère DJEDDATI la vielle sage femme c est depuis même durant ces jours de peine de la mort de son frère qu il trouva refuge au Vieux Ténés chez EMMA YEMMOUNA Ce qui le tortura en plus de la perte malheureuse de son frère c est l attitude des gendarmes aucun signe de compassion de leur part excuse ou même une procédure à l enquête habituelle auprès de sa famille Cela laissait supposer que cet assassinat pour eux ne fut ni plus ni moins qu un fait banal sans importance comme s ils se sont débarrassés d une bête malfaisante qui a eu tord de s être trouvée au mauvais endroit au mauvais moment Ne sachant comment apaiser sa peine il se lia d amitié avec des jeunes de son age aussi vindicatifs que lui prêts à en découdre avec ce régime hargneux injuste envers les misérables indigènes Un groupe finit par ce constituer de plusieurs endroits du canton de Ténés avec la perspective de récupérer les fusils de la population indigène ramassés la veille de la déclaration de la guerre 1914 1918 par les autorités craignant sans doute un soulèvement de leur part Ces jeunes confièrent l opération au brave Si Abdelkader AFFANI en compagnie d un autre de Ouled el arbi il se procurèrent l empreinte de la serrure remise au serrurier du village façonna une clef une fois en leur possession ils n eurent aucune peine à récupérer 17 dix sept fusils de chasse dans une totale discrétion Ces armes

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  • plusieurs reprises durant la présence romaine ils s attaquèrent à la ville de Carthennae et à ses installations périphériques Ces incursions belliqueuses des habitants du Dahra furent attestées par les inscriptions sur le plus important monument aux pieds d une statue de bronze en hommage au sauveur de la ville de Carthennae qui a du courir un bien grand danger Ténès Carthennae dut par la suite durant la présence romaine repousser bien d autres attaques et faire face à bien des révoltes jusqu à la décadence de l Empire Romain L isolement de Carthennae assura le triomphe des Maures la ruine de la colonie et sa reprise par les Maures C est vers l époque 373 de l ère chrétienne que le général romain Théodose fut envoyé en renfort de Rome pour reconquérir les territoires repris par les Maures et qu il fut battu en traversant le Dahra Après son passage à Carthennae il connut les plus mauvais moments de sa carrière militaire et de ce fait d après les citations de Pline une des premières colonies arrachées par les Maures à la domination romaine Après arrive l invasion de l Afrique du Nord par les Vandales avec à leur tête Genséric qui mit fin à la domination romaine La présence vandale dura environ un siècle et ils furent à leur tour dépossédés par les Byzantins de l empire romain du Moyen Orient qui se fixèrent surtout en Tunisie Entre le passage des Vandales et la conquête des Arabes il y eu pour Ténès et le Dahra une époque de glorieuse indépendance de 429 à 647 après JC C est à cette période d indépendance et d illustration que l archéologue et historien de la colonisation française BERBRUGGER fait remonter la tradition de la fondation du Vieux Ténès A cette époque nous dit il la fille du Roi de Carthenae se plaignit à son père de la violence des vents dominants du Nord Est qui balayaient le plateau exposé de la ville ou vivait le Roi berbère Les violentes rafales de vent créèrent des ophtalmies et les yeux devenaient rouges et bouffis créant un désagrément à leur santé Son père lui permit de se bâtir une maison à l abri des vents sur le rocher du Vieux Ténès Sa famille et ses courtisans vinrent bâtir autour de la princesse Puis à la suite d un vent furieux du Nord Est un épouvantable tremblement de terre mis Carthenae à terre ce qui décida les survivants à imiter les autres et à se retirer au Vieux Ténès qui fut épargné de la catastrophe A cette occasion il faut s interroger si le château de taille moyenne signalé à maintes reprises par les voyageurs au sommet de la colline n était pas déjà édifié par les premiers habitants D autre part il faut tenir compte que le Vieux Ténès a servi de voie de passage à tous les habitants qui séjournèrent dans les environs pour accéder après la traversée de l oued et

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  • etre revue les gens de cette cite tenaient donc a verifier la veracite des dires de tout etranger qui se presentait chez eux chat echaude craint l eau froide et partant de la les tenesiens ne voulant plus etre bernes par quiconque ont applique le controle sur tout ce qui se presentait et pouvait etre suspect BEN MHIRI La legende de Ben Mhiri retrace les actions de ce rebelle durant la colonisation Francaise Ce citoyen lutta durant des annees contre les mefaits de l administration coloniale et de ses suppots en attaquant les postes de gendarmerie Ses hauts faits d armes lui valurent une grande reputation en etant devenu tres dangereux pour l administration Un jour un piege lui fut tendu avec la complicite de l un des membres de sa famille Il fut invite a manger et au cours du repas les gendarmes avertis par le traitre abattirent sans sommations Ben Mhiri TENES ET SES COUTUMES ORF SIDI MAAMAR TRADITION DE SIDI MAAMAR Sidi Maamar est un Saint homme qui laissa dans la region de Tenes une tradition qui existe et est appliquee et respectee a ce jour En effet ce Saint a ete le precurseur d une action sociale democratique et qui concernait la Dot sdak en mariage La Dot qui se fixait en fonction du niveau social de la famille et de l exigence du pere de la mariee venait grace a ce Saint d etre uniformisee pour tout le monde dans la region La nouvelle Dot se resumait a un sac de semoule un pot de beurre et un mouton en plus d une somme representant l equivalent d une piece or de quatre douros Chaque pere ayant une fille a marier ne pouvait exiger une Dot superieure a quatre douros Cette mesure que certains nantis

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  • veille de tous les lundi soir de toutes attaches et préoccupations terrestres et se consacrer totalement et uniquement à Dieu Ce soir là dit il son épouse ses enfants et tout le personnel devaient impérativement quitter les lieux toute la nuit jusqu a l aube et se rendre dans le domicile de ses parents Lorsqu ils constatèrent la simplicité de la condition ils acceptèrent et il fut marié à la fille de l Imam de la mosquée qui fut satisfait étant lui même disciple du soufisme et dit se sentir responsable du respect scrupuleux de cette règle A partir de cet instant il s intégra à la population avec beaucoup d honneur qui lui prouva son attachement il fut pris totalement en charge débarrassé de tous les soucis matériels Cette situation fut adoptée au sein de sa famille dans le respect le plus strict jusqu au jour ou son épouse enceinte de son quatrième enfant à la veille du lundi soir se sentant fatiguée envoya ses trois enfants avec les servantes chez ses parents Ne pouvant les rejoindre elle prit le parti de rester au logis en maugréant s installa dans son lit derrière la Kettaiya rideau séparant le lit du reste de la chambre tout en priant Dieu de lui donner le courage et la soulager des douleurs de l accouchement qui se manifestèrent en ce moment Sidi El Hadj Mostéfa occupé à l extérieur ne s aperçut pas de la rupture par sa femme des conditions exigées lors de leur union et vers minuit l épouse blottie sous les couvertures avec un bâillon dans la bouche entendit son mari et un groupe d hommes pénétrer dans la chambre Les nouveaux venus et son mari conversaient entre eux dans un idiome incompréhensible tout ce qu elle a retenu ce fut Dhabet MAMI et Rais Arroudj prononcés à plusieurs reprises et des rires de tous les hommes du groupe Elle s était dite que sa dernière heure était arrivée pensant avoir affaire a un groupe de Djinn venus l exécuter pour sa désobéissance après avoir failli à sa promesse Ensuite cette fois ci une voix autoritaire semblant être celle de leur chef s adressant à son mari mais en langue arabe sur un ton réprobateur l accusant de trahison du secret Son mari outré de l accusation portée à son encontre répondit n avoir pas connaissance du complot qui a été ourdi contre sa personne Prenant Dieu à témoin de son innocence à son tour s exclama Puisse le Dieu tout puissant châtier le contrevenant La femme ne pouvant se retenir enjamba le lit s affala au sol en se tordant de douleurs Le groupe de visiteurs mystérieux s etant éclipsé Sidi El Hadj Mostéfa s en est allé chercher du secours et une sage femme appelée fut introduite dans la pièce de toute urgence Au lever du jour Sidi El Hadj Mostéfa a été appelé et fut autorisé à réintégrer son domicile où il apprit être père d un

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  • un bois pas loin du village visible de Ténés ville ou depuis le début de la guerre et surtout depuis le vol des armes les forces de l ordre étaient aux aguets de la caserne surtout les indicateurs éparpillés dans la nature BEN M HIRI avec son ami après avoir bien repéré toutes les issues allumèrent un feu étouffé qui vu de loin ressemble à la fumée qui s échappe de la FRINA feu de calcination du bois pour la fabrication du charbon charbonnerie Les gendarmes avec l armée étaient les seuls habilités à réprimer tout contrevenant charbonnier considéré hors la loi avec l utilisation des armes à feu en cas de besoin les groupes auteurs de l assassinat du frère de BEN M HIRI après l alerte se sont empressés vers le lieu repéré par les guetteurs croyant avoir affaire aux charbonniers malgré les précautions de sécurité ils empruntèrent quand même l itinéraire ou les attendait BEN M HIRI dés qu ils arrivèrent à portée des tirs de fusil BEN M HIRI épaula et déchargea son arme sur le criminel qui touché à la poitrine tomba de cheval à terre Non content d être enfin arrivé à venger la mort de son frère BEN M HIRI se mit à les injurier pendant sa retraite tout en tirant des coups de feu dans leur direction leur faisant croire avoir affaire à un groupe important les gendarmes effectivement après avoir installé leur mort attaché sur sa monture partirent à grande chevauchée pour semble t il éviter le pire A partir de cet instant les autorités sachant à qui ils avaient affaire toutes les forces de sécurité furent mobilisées avec la consigne de poursuivre et prendre vivants les assaillants afin de découvrir selon eux s ils étaient en relation avec des supposés

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  • Abdallah fils de Hassan fils de Ali gendre du Prophète salla Allah aleihi oua sallam Les marins dont nous venons de parler avaient l habitude en quittant l Espagne en ce temps là elle était sous le khalifat Omeyade de la famille Abderrahmane pour aller passer l hiver dans le port de Ténès A titre de renseignement Les annales de la ville de Fez font état d une grande disette et une longue sécheresse qui désolèrent les pays de l Andalousie et de l Adoua de 253 à 265 de l Hégire 867 878 JC En 260 873 la disette générale dans tout le Maghreb en Andalousie en Afrique en Egypte et dans le Hedjaz Dans l Andalousie et le Maghreb il y eu en plus une forte peste qui fit ainsi que la famine un très grand nombre de victimes Les Berbères des environs étant venus se joindre à eux ils les invitèrent à s établir dans le château et à y tenir un marché leur promettant de les soutenir de les favoriser et d observer à leur égard les obligations de l amitié et du bon voisinage Les Andalous acceptèrent la proposition et dressèrent leurs tentes dans l enceinte de la forteresse château Kalaa Bientôt ils virent arriver chez eux beaucoup de monde et dans le nombre tous leurs anciens amis de l Andalousie A l entrée du printemps ils tombèrent tous malades et les andalous jugeant la localité malsaine remontèrent dans leurs navires sous le prétexte d aller chercher des vivres pour le reste de la population Les habitants qui restèrent à Ténès virent leur nombre augmenter leurs richesses s accroitre et quelques temps après ils accueillirent chez eux quatre cents familles de Souk Ibrahim des environs de Chleff habituées à vivre sous la tente ils partagèrent

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  • laborieuse dans le commerce et le travail de l agriculture Ils s allièrent à presque toutes les familles par des mariages soit en prenant femme ou en donnant leurs filles A l arrivée des troupes françaises lors du débarquement et l occupation de Ténès en 1843 les Deramchi s adonnaient à l agriculture et cultivaient le plateau de l ancienne Ténès Cartenna L armée française ayant choisi l emplacement de Cartenna pour édifier la nouvelle ville de Ténès délogea les agriculteurs Deramchi en leur achetant tout le plateau et les intéressa a l effort de construction Les besoins en pierre à bâtir furent satisfaits par l exploitation de la carrière des Deramchi située en bordure de l Oued Allala derrière le Vieux Ténès du coté Nord Est Le transport des pierres fut confié aux ex propriétaires des terrains c est à dire à la famille Deramchi Ceux ci s enrichirent rapidement ce qui leur a permis de faire de nombreuses acquisitions de parcelles de terre et des maisons au Vieux Ténés De multiples jardins pour l agriculture dans la plaine du Sahel en bordure de l Oued et ou en utilisant les noria pour puiser de l eau d irrigation De nombreuses terres fertiles pour la culture des céréales à Bou Khendek Sidi Akkacha Bouhallou ançor Ennéhas kalloul Abou el hassen Tedjena Bouzghaia furent cédées par les paysans qui furent intéressés en restant gérants Malheureusement ce ne leur fut guère profitable les colons européens encouragés par le gouvernement français entrèrent en compétition avec les fermiers Deramchi compte tenu de la grande demande de céréales par la France Dans un premier temps de vastes terres des environs propriétés des fellahs algériens ont été achetées pour une bouchée de pain sur toutes les terres de la région ou acquises par les expropriations

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  • des parents Cette man uvre à laquelle les colonialistes eurent recours c était pour arriver à leur fin éloigner ces intrus condamnés à l extermination par la faim les sévices et les impôts Alors il ne leur resta que l asservissement chez les colons qui s approprièrent leurs propres terres ou s engager dans l armée française pour la conquête d autres colonies le Maroc la Syrie l extrême Orient l Indochine le Tonkin le Vietnam etc Parfois comme supplétifs pour la répression de leurs propres frères dans la misère comme eux ou carrément leur mobilisation pour participer a la guerre 1914 1918 qui souleva la réprobation L émir KHALED petit fils de l émir ABDELKADER officier de cette armée en voyant le carnage que subissaient ses frères et corréligionnaires contre leur volonté au front de la Marne Avec tout ce que subissaient les algériens depuis l occupation coloniale française de leur pays l application des lois iniques successives à leur encontre suffisaient amplement s il en était besoin pour justifier leur révolte et enfin le soulèvement sans attendre l aide étrangère qu on supposait leur être apportée La situation devint de plus en plus intenable pour les citadins du Vieux Ténès et les ruraux de Ouled El Arbi alors que BEN M HIRI aidé de son coéquipier continuait à narguer les services de l ordre En poursuivant ses actions de justicier bienfaiteur malgré la surveillance jour et nuit du moindre mouvement d entrée et sortie dans la cité Les gendarmes installés aux lieux de surveillance supposés infaillibles aidés en cela par des indicateurs ne furent d aucun effet BEN M HIRI au coucher du soleil entrait par ou il voulait par des passages connus de lui seul s invitait au repas du soir chez presque tous les habitants qui avec précautions lui conseillaient les voies à suivre pour échapper à la traque des guetteurs qui pourtant changeaient d endroit tous les soirs Les forces de l ordre n ayant pu obtenir aucun renseignement des habitants qui continuaient à nier toute implication dans les agissements de BEN M HIRI eurent une idée diabolique pour arriver à sa capture mort ou vif Dans le plus grand secret des contacts eurent lieux avec les parents proches de la cité au courant des habitudes de BEN M HIRI en leur faisant miroiter des récompenses l impunité et surtout le soulagement de la population de la gène dans laquelle elle vivait depuis le début de ces évènements Les colonialistes étaient beaucoup plus inquiets de la tournure prise par cette malheureuse aventure n ayant surtout aucune idée sur la destinée des armes dérobées craignant un soulèvement des populations de la cité et des environs en qui ils n avaient aucune confiance depuis BOUMAZA et en particulier depuis le début de la guerre 1914 1918 dont l issue en fait était incertaine au cours de ces années 1915 1916 Les groupes constitués pour entrer en action dés la distribution des fusils restèrent en latence les armes

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