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  • N° 83 (août-septembre 1999) : L'Apologétique : Histoire des organisations et mouvements chrétiens de jeunesse en France (XIXe-XXe siècle) (Gérard Cholvy) - Revue Résurrection
    d Albert de Mun qui veut prier étudier et agir et s appuie largement sur les paroisses et une version démocratique avec le Sillon 1898 de Marc Sangnier plus offensive plus populaire aussi Les organismes pour étudiants apparaissent avec la croissance de la scolarisation dans le supérieur L apostolat du milieu par le mi lieu s affirme alors que les divisions sociales se renforcent Le protestantisme n est pas en reste avec la Fédération Française des Étudiants Chrétiens 1898 Jusqu à la Seconde Guerre mondiale le patronage relayé par les colonies de vacances est la grande affaire paroissiale Fédération Gymnastique et Sportive des Patronages de France en 1902 où la sociabilité récréative fondée sur les loisirs football cinéma est utilisée dans une perspective d évangélisation Cœurs vaillants Âmes vaillantes Le scoutisme catholique ou protestant se greffe rapidement dans les années 1910 1920 sur ce mouvement de christianisation des loisirs d encadrement religieux de la jeunesse et de contact avec la nature dans une société qui s urbanise Les années 1930 voient naître le projet de Pie XI de subversion apostolique sous contrôle hiérarchique destiné à re christianiser la société contemporaine L Action catholique rapidement spécialisée en France Jeunesse Ouvrière Chrétienne de l abbé Guérin 1927 bientôt déclinée pour les milieux étudiants indépendants agricoles devient alors la colonne verticale des activités catholiques pour la jeunesse Les crises de la seconde moitié du XXe siècle n épargnent rien Les mutations sociales urbanisation développement des classes moyennes recul relatif du monde ouvrier néopositivisme accompagnant la croissance économique font perdre de sa pertinence à la spécialisation Les crises internes au catholicisme liée aux différentes modalités d adaptation à une société en modernisation accélérée à la con jonction d enjeux divers politiques relations avec les communistes Guerre d Algérie pédagogiques scoutisme apostoliques témoignage silencieux ou explicite humanisation ou christianisa tion touchent de plein fouet les militants explosion de l ACJF en 1956 1957 L aggiornamento de Vatican II accentue les difficultés et la volonté de rejoindre le monde dévalorise les mouvements qui tendent à se déconfessionaliser Les années 1970 sont des années dures mais à leur étiage succède une revitalisation aux structures parfois plus souples notamment au sein des nouvelles communautés JMJ de 1997 fondée sur une affirmation identitaire réelle Des générations de militants ont ainsi participé profondément à la modernisation à la démocratisation et à l unité de la société française Car la jeunesse chrétienne compte L ACJF a 140 000 membres en 1914 le scoutisme chrétien rassemble plus de 200 000 jeunes après 1945 les colonies de vacances réunissent 1 35 million d enfants en 1957 Des viviers sont ainsi constitués qui permettent d agir dans l espoir de rechristianiser définitivement la France d infuser la doctrine sociale dans le corps français Après 1945 l Église peut fournir une série de cadres compétents à la nation en reconstruction Dans l agriculture dans le monde universitaire et éducatif dans le syndicalisme CFTC le catholicisme bénéficie largement de sa prise en charge déjà ancienne de

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  • N° 82 (juin-juillet 1999) : La justification par la foi : Éditorial - Revue Résurrection
    de mettre dans leur vie un idéal Le paradis est ouvert à tous les braves gens qu ils croient en Allah Bouddha ou Jésus Christ ou même qu ils ne croient à rien pourvu qu ils respectent les valeurs de la société moderne tolérance bienfaisance accueil des autres etc Évidemment ce n est pas précisément ce que disait saint Paul Commentant le psaume 14 il n en est pas un qui fasse le bien pas même un seul il affirmait Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu Rm 3 29 Et encore Nous étions par nature voués à la colère de Dieu comme les autres Ep 2 3 Mais qui se préoccupe de l enseignement de saint Paul Nos frères Luthériens justement ou au moins les meilleurs d entre eux Et on peut attendre que le rapprochement en cours apporte aux catholiques la chance de s ouvrir à une tradition qui est après tout la leur La réception de l accord pourrait entraîner une remise en cause de nos habitudes de pensée dans deux domaines D abord ce qu il est convenu d appeler le salut des infidèles Vatican II faisant suite à des déclarations de Pie IX et Pie XII a admis ce qui avait toujours été plus ou moins dit que certains non baptisés pourraient être sauvés Pour concilier cette affirmation avec la centralité du salut en Jésus Christ et dans l Église on en est venu à imaginer qu à travers les valeurs morales et spirituelles l homme de bonne volonté s ouvrait finalement au Christ qu il ne connaissait pas encore Mais à ce compte où est l utilité de la Croix Car il n est pas douteux que même avant le Christ il y avait des hommes sincèrement religieux et moraux Qu en est il de cette mort spirituelle de ces ténèbres dont parle l Apôtre Vous étiez des morts par suite de vos fautes Ep 2 1 Jadis vous étiez ténèbres Ep 5 8 Et dans la Déclaration commune Nous confessons ensemble que la personne humaine est pour son salut entièrement dépendante de la grâce salvatrice de Dieu 19 C est dire qu aucune capacité naturelle ne met l homme sur le chemin de Dieu Seule la foi en l ouvrant inconditionnellement au don de Dieu lui ouvre le salut Si l on veut maintenir que certains sans une foi explicite ont pu accueillir la miséricorde du Christ ce ne peut guère être à travers leurs vertus ou leur religion mais bien plutôt c est à travers l expérience de leur misère de leur incapacité à s élever vers Dieu de leur déchéance morale que peut être s est ébauché un appel une attente à laquelle le Christ au moment de la mort aux enfers est venu répondre si bien qu ils l ont à ce moment au moins accueilli L autre question peut paraître plus technique mais ne l est pas c est celle de la grâce créée Il

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  • N° 82 (juin-juillet 1999) : La justification par la foi : L'accord luthéro-catholique d'Augsbourg sur la justification par la foi - Revue Résurrection
    difficile interprétation de Romains 7 à partir du verset 15 Je ne comprends rien à ce que je fais ce que je veux je ne le fais pas mais ce que je hais je le fais or si ce que je ne veux pas je le fais je suis d accord avec la Loi et reconnais qu elle est bonne Ce n est donc pas moi qui agis mais le péché qui habite en moi car je sais qu en moi je veux dire dans ma chair le bien n habite pas Vouloir le bien est à ma portée mais non pas l accomplir puisque le bien que je veux je ne le fais pas et que le mal que je ne veux pas je le fais Toute la question est de savoir de quel homme parle saint Paul Est ce qu il parle du chrétien justifié ou du chrétien avant la justification La grande majorité des exégèses anciennes aussi bien de l Église occidentale qu orientale et une majorité de modernes aussi y voit la description de la vie chrétienne Et Luther bien entendu en fera partie de même que de nombreux commentateurs catholiques qui n ont jamais été excommuniés pour cela Alors qu aujourd hui beaucoup d exégètes modernes remettent cette interprétation en cause en se basant sur le verset 15 et pensent que ce n est pas l homme justifié qui est ainsi décrit par saint Paul mais plutôt l homme avant la justification par Christ c est à dire l homme tel qu était lui même saint Paul le Juif qui ne connaissait Dieu que par la Loi et qui ignorait le salut gratuit en Jésus Christ Je pencherais plutôt vers cette dernière interprétation Deux commentateurs luthériens modernes deux commentateurs protestants y ont apporté leur caution Oscar Cullmann pour les Luthériens et Franz Leenart pour les réformés dans leur grand commentaire de l Épitre aux Romains Cela aiderait à faire justice du simul justus et peccator dont nous parlions tout à l heure Et cela explique cependant pourquoi Luther s en tenant à l interprétation traditionnelle ait pu parler du chrétien en même temps juste et pécheur Mélanchthon et la Confession d Augsbourg La Confession d Augsbourg va formaliser cette doctrine mais dans un premier temps elle va le faire très brièvement Je rappelle que la Confession d Augsbourg a en réalité manqué son but C était un document demandé aux Luthériens par l empereur Charles Quint pour qu ils expliquent leurs différends avec Rome et ceci dans un but d unification dans un but d accord La visée de la Confession d Augsbourg était bien œcuménique en vue d un retour à l unité C est une des raisons qui a fait désigner Mélanchthon pour rédiger le texte car il était parmi les théologiens à la fois le plus savant et le plus modéré dans son expression verbale De plus Luther étant mis au ban de l empire n avait pas le droit de se présenter à la Diète d Augsbourg Il valait mieux que le texte y soit défendu par son auteur plutôt que par quelqu un d autre Mélanchthon va prendre soin de présenter au début de la Confession d Augsbourg qui viendra donc comme une suite 1 le symbole des apôtres 2 le symbole de Nicée Constantinople 3 le symbole d Athanase Ceci pour bien montrer qu il ne s agissait pas de fonder une nouvelle Église et encore moins une secte Sur la justification l article est extrêmement court J insiste sur sa brièveté on va voir pourquoi Il tient en quelques lignes De même nos Églises enseignent que les hommes ne peuvent être justifiés devant Dieu par leurs propres forces mérites ou œuvres mais qu ils sont justifiés gratuitement à cause du Christ par la foi lorsqu ils croient qu ils sont reçus en grâce et que leurs péchés leur sont remis à cause du Christ qui par sa mort a satisfait pour nos péchés C est cette foi que Dieu compte comme justice devant lui Il emploie l expression a satisfait pour nos péchés ce qui montre bien l ambiguïté qui existait à l époque à propos de la satisfaction Il est bien clair qu aujourd hui dans la Confession la satisfaction que l on peut demander à un pénitent ne rajoute rien au pardon le pardon est déjà entièrement donné Il s agit de réfléchir sur la pénitence et sur la peine temporelle du péché mais à l époque de Luther tout était mélangé et les satisfactions étaient considérées aussi comme méritoires Il est vraiment très court cet article sur la justification et il se trouve dans la première partie de la Confession d Augsbourg celle que Mélanchthon considère comme n étant pas en discussion avec les théologiens catholiques C est cela qui est curieux Dans une deuxième partie Mélanchthon parle des abus or il n a pas placé la doctrine de la justification parmi les abus ce qui veut dire implicitement qu il considère que tout un courant de la théologie catholique va dans son sens et que en fait les hérétiques sont les Tätzel 1 et autres vendeurs d indulgences et les théologiens du Vatican de l époque Ils ne sont pas dans la tradition catholique C est donc pour cela qu il a placé l article sur la justification dans la première partie de la Confession d Augsbourg Et il termine cette première partie en disant Tel est à peu près l essentiel de la doctrine que l on prêche et enseigne dans nos Églises pour une véritable instruction chrétienne et pour la consolation des consciences et aussi pour l amendement des fidèles Nous n avons pas voulu exposer nos âmes et consciences au plus grand des dangers devant Dieu en abusant du nom et de la parole de Dieu nous n avons pas non plus voulu donner ou transmettre à nos enfants et à notre postérité une autre doctrine que celle qui est conforme à la pure parole de Dieu et à la vérité chrétienne Si donc cette doctrine est clairement fondée sur l Écriture sainte si en outre elle n est pas en contradiction ni en opposition avec l Église Chrétienne Universelle pas même avec l Église romaine pour autant qu on peut la reconnaître par les écrits des Pères nous estimons que nos adversaires ne peuvent pas être en désaccord avec nous quant aux articles ci dessus Mélanchthon fait là une référence aux Pères de l Église c était un grand connaisseur des Pères de l Église un très bon latiniste un très bon helléniste bien supérieur à Luther dans ce domaine Dans la Réforme Calvin sera aussi un grand connaisseur de la patristique On est frappé de voir par exemple dans l Institution de la religion chrétienne le nombre de références aux Pères de l Église La connaissance que Calvin avait des Pères de l Église est encore attestée par le fait qu il a mis en difficulté plus d un de ses contradicteurs catholiques de l époque Quand Mélanchthon dit nous sommes d accord avec l Église Universelle et même avec l Église Romaine donc un petit distinguo il essaie de circonscrire le danger il y a d une part l Église universelle et d autre part à Rome des gens qui entourent mal le Pape et de là on conclura que le Pape lui même est déviant Pour lui il s agit d une affaire purement romaine il essaie de la circonscrire à Rome et il appelle au secours les Pères de l Église Mais il n a pas conscience en tout cas que la justification telle qu elle est exposée là est en contradiction avec ce qui vient d être dit avec l ensemble de l Église Mélanchthon va décrire des abus et voici ce qu il classe dans les abus le problème de la communion sous une seule espèce l interdiction du mariage des prêtres la conception sacrificielle au sens du Moyen Age de la messe là aussi il y aurait beaucoup à dire parce que ce n est pas la messe elle même qui est remise en cause la distinction des aliments les vœux monastiques le pouvoir de l Église une certaine forme de pouvoir de l Église et le pouvoir des évêques On remarquera que le Pape n est pas cité une seule fois dans les abus Il est vrai qu on peut lire à propos du pouvoir des évêques qu il est demandé aux évêques de s occuper de l instruction de leurs fidèles de ne pas se ruiner dans des guerres dispendieuses de ne pas être des hommes politiques etc mais le mot Pape n est pas prononcé Luther l a regretté mais Mélanchthon n a pas cédé Luther ne visait pas tellement Léon X il pensait à Jules II qui était sa bête noire car il résumait pour lui tous les maux de la terre c était l homme de la guerre le grand seigneur brillant etc Reconnaissons que c était un pape un peu curieux Je ne le connais pas spécialement mais je me suis intéressé au règne de Louis XII et quand on s intéresse à Louis XII on rencontre quelque part Jules II Le moins que l on puisse dire c est que sur le plan par exemple purement politique de la loyauté vis à vis de ses partenaires c était un personnage horrible sans paroles et menteur de surcroît le personnage chargeait à la tête de ses troupes et on devine l effet que cela pouvait faire sur certains religieux très pieux qui n imaginaient pas le chef de l Église en armure et criant en avant L Apologie L empereur Charles Quint va immédiatement demander aux théologiens romains qui étaient là de répondre à la Confession d Augsbourg et c est ce qui va donner la Confutatio qui sera rédigée très rapidement en moins de deux mois puisque la Confession d Augsbourg sera présentée en juin 1530 et que c est au mois d août que les adversaires de Mélanchthon vont produire leur papier Ce document sera un total refus de discussion le contre pied systématique de tout ce qui est dit dans la Confession d Augsbourg Ce sera une grosse déception du côté des partisans de Mélanchthon d autant que l empereur Charles Quint a eu à ce moment là une position assez rigide du moins officiellement sur la question luthérienne en disant en gros il a été répondu à vos arguments maintenant vous vous conformerez à la Confutatio ce à quoi le Luthériens vont dire il n a été répondu à rien du tout L empereur va dire si on a répondu Alors pour prouver qu on n avait pas répondu Mélanchthon va rédiger l Apologie de la Confession d Augsbourg Ce qui est intéressant dans cette Apologie texte difficile c est que le passage sur la justification par la foi qui faisait un tout petit article dans la Confession d Augsbourg fait un tiers de l Apologie L ouvrage date de 1531 et il sera adopté en 1536 comme le livre qui fera autorité dans les Églises qui se réclameront de la réforme luthérienne C est un texte qui durcit vraiment les positions Au paragraphe 98 par exemple Mélanchthon entre dans toute une discussion et attaque la scholastique de front Alors que la Confession d Augsbourg était un document très irénique qui cherchait à faire la paix l Apologie est le contraire Comme la Confutatio c est la démolition en règle de celui qui est en face quitte quelquefois à tordre un peu le sens comme les autres l avaient fait aussi d ailleurs La vérité historique oblige à dire que ce n est pas Mélanchthon qui a commencé Quand on lit la Confession d Augsbourg c est un texte très irénique je le répète Mais en revanche l Apologie sur la question de la justification n est pas irénique du tout et offre même une lecture méchante et faussée des positions de la scholastique Les scholastiques distinguaient différentes formes de mérites qui sont caricaturés par l Apologie et soutenir que saint Thomas d Aquin était semi pélagien n est pas admissible Avec ce distinguo subtil sur les mérites il y en a plusieurs pages on voit que les positions se sont durcies C est grave parce que non seulement on ne comprend plus ce que dit l autre mais on ne veut plus le comprendre Et de fait on ne se comprend plus de part et d autre Cela nous montre à quel point déjà dès 1531 le mot mérite était piégé Quand on prononce le mot mérite à une oreille protestante elle y entend une atteinte à la gratuité du salut C est pareil pour le mot indulgence J ai vu l effet produit quand le Pape a rédigé la bulle d indiction pour le Jubilé on se serait cru revenu au XVIe siècle à la vue des réactions de certaines de mes ouailles sans parler des réformés ou même de certains catholiques Les Articles de Smalkalde A titre d exemple de durcissement j arrive aux Articles de Smalkalde en 1536 Durant cette période des papes ont quand même compris la gravité de la question et ont voulu la traiter autrement que par la menace du bûcher Je pense en particulier à Paul III qui voulait convoquer un concile à Mantoue Finalement cela ne se fera pas et c est le concile de Trente qui se réunira mais il y a eu quand même une volonté Et le pape Adrien a lui aussi voulu traiter les choses correctement et a reconnu les erreurs de l Église Nous avons quand même eu là deux grands papes qui ont pris la mesure de la chose malheureusement leurs règnes furent trop courts ils n ont pas pu aller jusqu au bout et traiter la question alors qu il était encore temps de la traiter sans bavure Car les gens qui vivaient à ce moment là n avaient pas du tout le sentiment que tout était dit qu il y avait d un côté les protestants et de l autre côté les catholiques On pensait encore à une unité possible on y a cru pendant de nombreuses années même si le ton s est durci Les Articles de Smalkalde ont été écrits par Luther en vue du concile Je trouve dommage d ailleurs que ce soit Luther qui les ait écrits Il affirmait les choses de telle façon qu elles ne pouvaient pas être discutées Sur la justification voilà donc un exemple de durcissement à l article 13 paragraphe 456 dans la grande édition A ce que j ai enseigné à ce sujet jusqu ici et sans relâche je ne saurais apporter aucun changement à savoir que par la foi comme dit saint Pierre nous recevons un autre cœur un cœur nouveau un cœur pur et que Dieu entend nous tenir et nous tient pour entièrement justes et saints à cause du Christ notre médiateur bien que dans la chair le péché ne soit pas encore complètement retranché Dieu ne veut pas en tenir compte ni s en souvenir Et là on entre dans le cœur du débat Le fossé va aller en se creusant avec des soucis différents de part et d autre on dira quand même la même chose mais on va s enferrer dans des oppositions surtout de mots Luther veut insister sur le caractère pécheur du justifié pour montrer qu il ne mérite rien jusqu au bout et à cela on lui objecte du côté catholique et non sans raison qu est ce que vous faites de la grâce qui transforme l homme et qui lui permet parce qu il est transformé par cette grâce de coopérer à son salut Quand Luther entend coopération il pense tout de suite au libre arbitre qui serait resté indemne du péché originel Évidemment en bon augustinien il dit non Mais ce n est pas de cela qu on lui parle on lui parle de la grâce qui transforme C est là que le bât blesse et c est là que dans la Déclaration commune sur la justification par la foi quand on va en arriver au chapitre du simul justus et peccator on va être extrêmement ennuyé parce que en fait on dit la même chose mais avec un souci tellement différent qu on peut croire qu on dit le contraire Le souci des Luthériens c est que le chrétien ne s enorgueillisse pas de son salut et rapporte tout à Jésus Christ et sur ce point un catholique ne peut être que d accord Le souci des catholiques c est que l on n oublie pas que la grâce transforme l homme pécheur et ceci par le moyen des sacrements entre autres et sur ce point un luthérien ne peut être que d accord aussi Luther s est battu pour les sacrements contre les anabaptistes les symbolistes zwingliens etc Si Luther tenait tant à ce qu on croit que le corps et le sang du Christ étaient réellement présents dans l Eucharistie c est parce qu il croyait en leur efficacité car si ils étaient là pour rien pourquoi aurait il tant tenu à cette présence réelle Mais dans les Articles de Smalkade le durcissement dans l expression de ce qu est la justification par la foi se poursuit Le péché est là mais Dieu n en tient plus compte ou ne s en souvient plus plus tard on parlera de justice de Dieu qui recouvre le péché de l homme comme d un vêtement qui recouvre quelque chose de sale de vilain Ceci heurte une conception de la grâce qui transforme et qui permet à l homme d accepter Dieu ne peut pas nous sauver sans nous Cela Luther le savait aussi seulement les objectifs étaient différents La Formule de concorde de 1580 qui est le dernier des livres symboliques luthériens va elle

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  • N° 82 (juin-juillet 1999) : La justification par la foi : La justification chez saint Paul - Revue Résurrection
    Nous sommes nous des Juifs de naissance et non de ces pécheurs de païens et cependant sachant que l homme n est pas justifié par la pratique de la Loi mais seulement par la foi en Jésus Christ nous avons cru nous aussi au Christ Jésus afin d obtenir la justification par la foi au Christ et non par la pratique de la Loi puisque par la pratique de la Loi personne ne sera justifié Ps 143 2 Ga 2 15 16 Seul compte désormais le Christ A cause de Lui j ai accepté de tout perdre je considère tout comme déchets afin de gagner le Christ et d être trouvé en lui n ayant plus ma justice à moi celle qui vient de la Loi mais la justice par la foi au Christ celle qui vient de Dieu et s appuie sur la foi Ph 2 8b 9 Deux justices donc l une qui est vaine puisqu elle vient de la créature l autre qui est salvifique puisqu elle vient du Créateur C est pourquoi saint Paul peut affirmer Des païens qui ne poursuivaient pas de justice ont atteint une justice la justice de la foi tandis qu Israël qui poursuivait une loi de justice n a pas atteint la Loi Pourquoi Parce que au lieu de recourir à la foi ils comptaient sur les œuvres Ils ont buté contre la pierre d achoppement Is 8 14 15 Rm 9 30 32 Sur cette même lancée l Apôtre se dresse avec force contre les éléments judaïsants qui veulent imposer les pratiques de la Loi dans les jeunes Églises de Galatie Vous avez rompu avec le Christ vous qui cherchez la justice dans la Loi vous êtes déchus de la grâce Ga 5 4 S attacher à la Loi quand on a connu le Christ c est en quelque sorte revenir au moyen alors qu on possède la fin Manque de foi La foi du cœur obtient la justice et la confession des lèvres le salut Rm 10 10 C est par la foi que s opère la justification dit autrement Ayant donc reçu notre justification de la foi nous sommes en paix avec Dieu par Notre Seigneur Jésus Christ lui qui nous a donné d avoir accès par la foi à cette grâce en laquelle nous sommes établis Rm 5 1 C est la justice de Dieu qui s est manifestée par la foi en Jésus Christ et tous ceux qui croient sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus Rm 3 24 L opération de la Rédemption L œuvre de grâce à la suite d un grand nombre de fautes aboutit à une justification Rm 5 16 L abondance du péché a appelé une surabondance de la grâce cette oeuvre qui conduit à la justification Cette œuvre de grâce est celle du Christ Jésus qui l accomplit avec un cœur doux et humble Par l obéissance d un

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  • N° 82 (juin-juillet 1999) : La justification par la foi : Sommes-nous semi-pélagiens ? - Revue Résurrection
    le commencement dans la foi qui conduit l homme à la conversion au baptême est déjà un effet de la grâce Ensuite l accomplissement des bonnes œuvres est le résultat de la grâce et non pas ce qui suscite la grâce divine Ce sont là entre autres les erreurs que relève Prosper d Aquitaine chez les moines marseillais Voici les théories qu ils professent Tout homme a péché en Adam et nul ne se sauve par ses œuvres mais par une nouvelle naissance qui est un don de Dieu Néanmoins c est à tous les hommes sans exception qu est offerte la propitiation contenue dans le sacrement du sang du Christ de sorte que tous ceux qui veulent accéder à la foi et au baptême sont à même de se sauver 1 Certains même parmi eux s éloignent très peu des sentiers pélagiens forcés de confesser la grâce du Christ et sa priorité par rapport à tout mérite humain car si elle était la contrepartie de mérites elle ne pourrait être appelée grâce ils veulent que cette grâce se réfère à l acte de la création où chaque homme antérieurement à ses mérites puisqu il n existait pas encore a été constitué par la grâce du créateur libre et raisonnable de sorte qu il peut ayant le discernement du bien et du mal diriger sa volonté vers la connaissance de Dieu et l obéissance à ses commandements et atteindre à la grâce de la régénération dans le Christ et cela par ses forces naturelles en demandant en cherchant en frappant ainsi s il reçoit s il trouve s il entre c est qu ayant bien usé du bien de la nature il a mérité à l aide de la grâce initiale sans doute la nature humaine de parvenir à la grâce salvatrice du Christ 2 Le motif qui a porté ces personnages à l opposition desquels nous nous heurtons à prêcher une pareille théorie de la grâce c est qu ils redoutent d attribuer à l action divine les mérites des saints car disent ils les exhortations dont on stimule les infidèles et les chrétiens négligents n ont plus de raison d être on ne peut en définitive inviter quelqu un à se corriger ou à devenir meilleur que s il sait que son effort vers le bien sera efficace et que sa liberté recevra l aide de Dieu au cas où elle aura choisi d obéir aux commandements divins Ainsi donc comme il y a chez ceux qui ont atteint l âge du libre vouloir deux choses par quoi s accomplit le salut humain la grâce de Dieu et l obéissance de l homme ils veulent que l obéissance précède la grâce et il faudrait dès lors croire que le commencement du salut dépend de celui qui est sauvé et non de Celui qui sauve et que c est la volonté de l homme qui se procure l aide de la grâce divine et non la grâce qui s

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  • N° 82 (juin-juillet 1999) : La justification par la foi : « Simul justus et peccator » - Revue Résurrection
    En ce sens l annexe de la Déclaration conjointe est très éclairante 11 Plus encore un texte de 1540 à un moment où l on essayait encore de mettre d accord les deux parties le montre très clairement Il s agit du document d accord de Worms issu d un colloque entre théologiens catholiques et théologiens protestants Nous confessons d un accord unanime que tous les descendants d Adam naissent selon la loi commune avec le péché originel et ainsi dans la colère de Dieu Le péché originel est l absence de la justice originelle qui devait exister ainsi que la concupiscence Nous sommes aussi d accord que dans le baptême se trouve remise la culpabilité reatus du péché originel avec tous les péchés par le mérite de la passion du Christ Mais enseignés non seulement par les Écritures apostoliques mais aussi par l expérience elle même nous pensons que la concupiscence demeure qui est une infirmité une maladie des forces naturelles Au sujet de cette maladie dans les régénérés il y a accord entre nous que l élément matériel du péché demeure l élément formel étant enlevé par le baptême Nous appelons aussi péché l élément matériel parce qu il vient du péché et qu il incline au péché de même que la dépravation de la nature humaine qui en sa réalité elle même est quelque chose qui s oppose à la loi de Dieu c est en ce sens que Paul l appelle aussi péché Pour la même raison on enseigne habituellement en raccourci dans les écoles que l élément matériel du péché originel demeure dans les baptisés mais que l élément formel c est à dire la culpabilité est enlevé 12 Ce document constitue déjà à sa manière un consensus différencié puisqu il tente de concilier l approche des scolastiques dans les écoles et celle des augustiniens enseignés par l expérience elle même En outre si l on examine ce texte il signifie qu une fois établies certaines précisions de vocabulaire les théologiens catholiques réunis à Worms souscrivent à la célèbre formule de Luther simul justus et peccator puisqu ils affirment que la concupiscence décrite selon la formule la plus traditionnelle il vient du péché et il incline au péché peut effectivement être appelée péché En fait ces différents textes démontrent qu il existe deux manières de décrire le péché Le débat vient donc souvent d une différence d accentuation Tantôt on définit le péché par rapport à l adhésion personnelle de la volonté tantôt on le décrit en terme de séparation d un côté on va déterminer la culpabilité ou non de l être définition restreinte seule retenue par le concile de Trente de l autre on va y inclure tous les éléments qui s opposent à la perfection chrétienne en Jésus Christ En refusant de nommer péché la tentation et les tendances qui nous éloignent de Dieu on rappelle simplement que l homme ne leur donne pas nécessairement son approbation au point de commettre délibérément un crime envers Dieu La formule existentielle de Luther de son côté dit qu une part de nous est déjà avec Dieu par le baptême et une part de nous encore séparée de Lui ce qui nous rend à la fois juste et pécheur 13 Différence d accentuation et non opposition radicale il faudra attendre un hyperaugustinisme plus tardif pour qu apparaisse une rupture entre les deux démarches comme c est le cas lorsque Baius écrit le volontaire n appartient pas à l essence ni à la définition du péché savoir si tout péché doit être volontaire n est pas une question de définition mais une question de cause et d origine 14 L attachement de Luther à la formule simul justus et peccator vient donc d un souci de souligner le lien qui unit d un point de vue existentiel élément formel et élément matériel du péché Une deuxième raison explique son comportement bien que tout son raisonnement oppose chair et esprit il cherche à maintenir l unité de l être Il ne cesse en effet de répéter à plusieurs reprises dans son commentaire de l épître aux Romains que c est bien le même homme qui d un côté est captif de la loi de la chair et de l autre fortifié par la grâce du point de vue de sa volonté l esprit et la chair sont une seule et même personne par conséquent on dit que l être tout entier fait ce que fait la chair Et cependant puisqu il résiste on dit non moins correctement que ce n est pas l être tout entier mais une partie de lui même qui le fait Les deux choses sont donc vraies Dès lors les passions qui dominent l homme par exemple ne sont pas étrangères à lui même c est bien lui comme être moral responsable qui les éprouve En ce sens elles témoignent de son asservissement à la loi du péché 15 C est d ailleurs ce souci qui peut expliquer certaines formules ambiguës de Luther comme celle ci l homme charnel ne peut pas dire en moi c est à dire dans ma chair comme si lui même par sa volonté était autre chose que sa chair alors qu il ne fait qu un avec elle par son assentiment à la concupiscence 16 Réflexions sur la concupiscence Puisque Luther parvient à distinguer en quelque sorte deux péchés il vaut peut être mieux se rallier à la distinction posée par la théologie catholique entre péché et concupiscence Encore faut il comprendre la pertinence et la signification exactes de ce concept La concupiscence ne recouvre pas les peines du péché les textes augustiniens ceux là même sur lesquels s appuient Luther et le concile de Trente révèlent un raisonnement beaucoup plus complexe La concupiscence ne se limite pas à la faiblesse de l humanité blessée par le péché d Adam celle notamment qui nous rend mortels Cette faiblesse de la chair le Christ l a totalement assumée

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  • N° 82 (juin-juillet 1999) : La justification par la foi : Prédestination et jugement - Revue Résurrection
    de Jean Jésus répond Si je veux qu il demeure jusqu à ce que je vienne que t importe Toi suis moi Jn 21 22 Jésus veut nous maintenir dans une ignorance comparable sur le sort de nos frères pour provoquer notre prière De même que nul homme ne sait s il sera sauvé lui même nul ne peut savoir qui sera damné ni même s il y aura des damnés Rien ne rend possible le rachat des démons mais nous pouvons concevoir la folle espérance nullement appelée à devenir certitude que tous les hommes rejoindront le Père Le salut d Israël par le Nom de Dieu Telle est en effet la volonté du Seigneur manifestée tout au long des Écritures L Ancien Testament connaît aussi les deux courants d affirmations sur le salut C est lui en effet qui nous enseigne que le rachat de l humanité est inscrit dans le Nom de Dieu depuis qu il l a engagé dans l Alliance Moïse après l infidélité d Israël monte au Sinaï et invoque le Nom du Seigneur Alors le Seigneur passa devant lui et lui cria Son Nom Seigneur Seigneur Dieu de tendresse et de pitié lent à la colère riche en grâce et en fidélité qui garde Sa grâce à des milliers Ex 34 25 Lorsque Dieu promet à Ézéchiel le rétablissement et la purification d Israël il lui dit Ce n est pas à cause de vous que j agis de la sorte maison d Israël mais c est pour mon saint Nom que vous avez profané Ez 36 25 Isaïe révèle encore plus la grâce de ce nom Pourtant Tu es notre Père Si Abraham ne nous a pas reconnu si Israël ne se souvient pas de nous Toi Seigneur Tu es notre Père notre Rédempteur Tel est Ton Nom depuis toujours Is 63 15 16 La vénération du Nom du Seigneur a une dimension eschatologique A la suite d Ézéchiel et d Isaïe une antienne de l Avent en témoigne Ton Nom est proche Le lien entre Dieu et l homme dans sa gratuité totale est inscrit dans ce Nom donné à Moïse qui achève de s expliciter comme Père dans le Nouveau Testament et qui confère l être au monde Comme un nom apprend quelle est l essence de celui qui le porte nous contemplons là un immense mystère nous ne bénéficions pas des dernières émanations de l amour divin nous sommes appelés à être placés en son centre à sa source dans l être même de Dieu qui est l amour L adoption filiale L un des plus beaux textes sur la prédestination est le commencement de l épître aux Éphésiens souvent chanté par la liturgie actuelle Il rappelle la pleine liberté du dessein d adoption divine voulu de toute éternité par le Père manifesté par la Passion du Fils Nous avons été crées à l image de Dieu c est à dire dans le Fils et en vue du Fils Nous sommes enfants de Dieu parce que le Christ est le Fils et cette filiation est inconcevable sur cette terre Toutes choses sont destinées à être récapitulées dans le Christ dit saint Paul Nous ne sommes pas sauvés individuellement mais nous aurons la béatitude en tant que membres de la communion des saints le Corps mystique du Christ Le salut est proposé à l humanité entière qui est un seul Homme Soyez un comme nous sommes un dit le Christ Le P de Lubac développe ainsi cette formule dans Catholicisme Il est aussi absurde de parler de plusieurs hommes que de parler de plusieurs dieux dans la Trinité Pour Origène le corps terrestre du Christ est en vue de son Corps éternel il est allé jusqu à en parler comme d une hypostase du Corps Mystique que nous constituerons dans le mystère d une union sans confusion au Christ cité dans Catholicisme Notre prédestination est d être divinisés de participer à la vie de Dieu à son Etre qui est le don total qu il fait de Soi dans la Trinité Nous le pouvons par sa volonté en nous offrant sans réserve au Christ et à la communion des saints La colère de Dieu On comprend donc quelle atteinte la perdition constitue au dessein de Dieu Elle n est pas un échec de sa volonté puisque Dieu veut notre liberté Les damnés n ont plus rien qui les rende dignes d être aimés seul l est ce qui vient de Dieu et ils refusent jusqu à l être qu il leur a donné pour ne jamais leur ôter car nous avons été crées pour l Éternité Il reste que l idée de damnation est intolérable Elle a plongé des saints dans la nuit d une angoisse sans fond au point que certains ont voulu faire le sacrifice de leur salut pour celui d autrui dans un élan d amour fou dont l expression ne saurait être l objet d une théologie Ces saints rejoignent l angoisse de notre Sauveur à Sa Passion dans le mystère des larmes de sang qu il a versées Je ne suis pas venu juger le monde mais sauver le monde Qui me rejette et n accepte pas ma parole a son juge la parole que j ai dite c est elle qui le jugera au dernier jour dit le Seigneur Jn 12 47 48 Les descriptions de la colère de Dieu aussi fréquentes dans le Nouveau que dans l Ancien Testament ont la valeur d un avertissement violent qui dit le prix que Dieu attache à notre conversion Elles peuvent se lire dans le sens du livre de Jonas Ninive s est convertie et n a pas été détruite Selon Saint Augustin la prédiction de Jonas s est accomplie sans qu il le perçoive puisque le péché a été détruit en Ninive La Cité de Dieu XXII 24 Ainsi les images presque insoutenables de certains psaumes méritent elles d être méditées car elles apprennent à quel

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  • N° 77-78 (août-novembre 1998) : La psychanalyse : Éditorial - Revue Résurrection
    les mystères du psychisme humain qu elle a entrevus ne laissent personne indifférent Ce numéro reproduit pour sa plus grande part les conférences organisées sur ce thème par Résurrection en septembre 1998 à Paris Il ne prétend pas en donner une vision générale et monolithique mais il reflète plutôt la diversité des expériences et des points de vue des différents intervenants dont les contradictions apparentes mettent en relief quelques points de la psychanalyse l inconscient la figure du père Si la vision chrétienne de l âme humaine et de sa condition ne peut se laisser enfermer dans ses catégories aussi riches et subtiles soient elles elle n entre pas en contradiction avec ses principes de base Inversement l analyse de l inconscient ne signifie pas la mort du sujet et donc la mort de Dieu ni l aliénation de sa liberté ce numéro l explique en détail Mais la psychanalyse ne peut contribuer à remettre notre psychisme à sa juste place elle est finalement plus modeste que nous aimerions l imaginer Face à l orgueilleuse prétention du païen Auguste Je suis maître de moi comme de l univers elle peut nous aider à retrouver une certaine humilité nous rappelant que

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