archive-org.com » ORG » T » TRANSCRIPT-REVIEW.ORG

Total: 486

Choose link from "Titles, links and description words view":

Or switch to "Titles and links view".
  • Transcript (Français)
    ils ne sont pas comme nous Moi ça ne me dérangeait pas que les gosses fassent ça je prenais des photos Il ferme un œil puis de l autre fixe l horizon et appuie sur le déclencheur d un appareil photo imaginaire En plus elles étaient énormes ces vaches grosses comme des vraies L une était peinte aux couleurs d un globe terrestre une autre faisait penser à de la belle vaisselle L une avait une tête de singe une autre de cochon ces pauvres vaches Sur la route une voiture freine soudainement et attire son attention La dernière fois que nous sommes allés leur rendre visite c était il y a trois ans quand mon beau frère a été opéré À l époque ils nous avaient envoyé le billet Il se penche et tire sur un fil au bas de son pantalon Elles n étaient pas là à ce moment là ces vaches Son visage s anime d un élan de gaieté tandis qu il boit la dernière gorgée contenue dans son verre de thé Ça l énerve que je parle sans arrêt de ces vaches comme si on n avait rien vu d autre Elle n a pas tort mais j y peux rien Elles m ont bien plu ces bestioles Il regarde alors le serveur puis fait semblant de touiller sa cuillère dans le thé La même chose Ils en avaient aussi placé une devant le Palais royal dit il alors qu on nous rapporte du thé une vraie vache je te dis avec à la main un sceptre surmonté d une croix et sur la tête une couronne Il sucre son thé avec le demi morceau qu il restait de sa première tasse Mais quel sacré type leur roi Un roi un vrai et d ailleurs

    Original URL path: http://transcript-review.org/fr/issue/transcript-40-nouvelles-dete/yekta-kopan---turquie (2016-05-02)
    Open archived version from archive

  • Transcript (Français)
    jamais m arrêter je voulais continuer jusqu à ce que les rues explosent et que les oiseaux tombent du ciel Je pensais à ceux en Irak qui criaient alors que le toit s effondrait sur leur tête Puis la porte des Britanniques s est ouverte une femme arabe est sortie et a dit quelque chose Ses cheveux descendaient tout le long de son dos étincelant comme la queue d un cheval alors qu un nuage cachait le soleil Sa bouche a disparu un moment derrière la porte Puis des hommes et des femmes britanniques le visage rouge sont sortis un par un et ont descendu les escaliers La foule s est écartée pour les laisser passer Nous nous sommes tous tus je ne sais pas pourquoi J entendais les voitures au loin et le vent La porte s est refermée Un homme vêtu d un blouson de cuir l a rouverte d un grand coup de botte Il est entré en courant Au début nous sommes restés là à regarder La plupart des gens ne faisaient que regarder mais ensuite la pression de la foule nous a tous entraînés à l intérieur du bâtiment par cette porte étroite comme une gorge et ensuite ce fut comme si nos poings et nos pieds ne nous appartenaient plus comme si les poings et les pieds des gens appartenaient à tous Peu importait qui distribuait les coups Nous donnions des coups de poing sur les murs jusqu à faire des trous dans le plâtre Puis des coups de pied dans les chaises les fenêtres et les dossiers et les meubles jusqu à ce que le vent tourbillonne Le bruit bourdonnait dans mes oreilles C était un peu comme dans un rêve ou comme regarder la télévision sauf que c était nous qui faisions ça de ce côté là de l écran nous les acteurs comme si nous en avions toujours rêvé Mais c était moi pas nous Je le faisais Je grognais et riais lorsque je le faisais et quand j ai aperçu Muhannad il criait Il le faisait aussi Il y avait des types trapus avec des marteaux sous leur blouson de cuir Ils portaient tous le même style de blouson Ils ont levé les marteaux en l air et les ont abattus sur le comptoir de la réception jusqu à le réduire en miettes Dans les toilettes ils ont cassé les W C et les lavabos en mille morceaux blancs Ils étaient experts en coups de marteau calmes et précis et imperturbables Je m entraînais toujours à lire des mots d anglais dès que j en trouvais mais je n en avais pas encore vu dans le bâtiment rien d intact Dans la pièce du fond j ai vu un panneau encadré et même si le verre était fêlé les mots étaient encore lisibles Making Friends for Britain ça disait Je sais ce que ça veut dire alors j ai donné un coup de pieds dedans Le cadre est tombé sur

    Original URL path: http://transcript-review.org/fr/issue/transcript-40-nouvelles-dete/robin-yassin-kassab---ecosse-syrie (2016-05-02)
    Open archived version from archive

  • Transcript (Français)
    à faire des choses contre sa volonté Mais qui pouvait être aussi pervers pour désirer un vieil anormal J essayais de rester lucide Tonio seulement les femmes peuvent tomber enceintes C est les femmes qui font les enfants Pas les hommes Oui bien sûr Ce n est pas ça Je ne vais pas faire d enfant Mais j ai fait l amour Et maintenant je ressens quelque chose en moi quelque chose qui ne part plus qui est ici entre le cœur et l estomac Ça pousse et ça me met hors d haleine Du coup docteur je pensais que j étais peut être enceint Peut être qu il me faut la pilule du lendemain J étais rassurée Et j ai eu un peu honte de mon angoisse Enfin Tonio éprouvait un sentiment Il avait fallu la mort de sa mère pour le libérer Alors j ai voulu l apaiser J ai compris Tonio j ai compris ce que tu as Tu n es pas enceint tu es juste plein de quelque chose de beau que tu n as jamais éprouvé auparavant C est à cause de ça que tu te sens bizarre Mais ce n est pas une maladie Ça passe tout seul il ne faut pas être pressé au contraire il faut sentir les belles choses que ça provoque Par exemple à présent le soleil qui se couche sur la rivière te donne de la joie les nuages qui volent dans le vent te paraissent des animaux le soir tu sens des parfums que tu ne sentais pas avant et je parie que tu as commencé à courir après les lucioles n est ce pas C est vrai docteur C est exactement ça Et parfois j arrive même à en prendre Et puis maintenant j ai toujours envie d être près d Anita Pendant qu elle parlait la pharmacienne avait aligné sur le banc tous les comprimés À présent elle prenait le dernier et le mettait devant le premier en faisant avancer le serpent verdâtre sur le marbre lentement Le carabinier suivait d un air hébété ses doigts aux ongles vernis Voilà ce qui était arrivé La chose la plus simple du monde Tonio était tombé amoureux D Anita sa voisine dit elle enfin en brouillant la ligne et en rangeant les comprimés dans la petite boîte Anita Poletti la vieille qui fait les balais de crin demanda le carabinier Oui exactement Ils ont grandi ensemble séparés seulement par le grillage du poulailler Tous les deux dans la solitude Elle exclue par sa malformation lui prisonnier de sa folie Et les pilules Le carabinier voulait arriver à l essentiel Parler d amour avec une belle femme le mettait mal à l aise Et l idée du fou qui forniquait avec la vieille bossue l écœurait Il les imaginait nus sur l herbe devant la cabane de roseaux où ils habitaient à présent Une vision insupportable J y arrive brigadier Un peu de patience Il y a des choses

    Original URL path: http://transcript-review.org/fr/issue/transcript-40-nouvelles-dete/diego-marani---italie (2016-05-02)
    Open archived version from archive

  • Transcript (Français)
    and Arts le Copenhagen International Literature Festival et le British Council il fait partie d un vaste réseau d échanges internationaux L enthousiasme est contagieux L énergie communicative est évidente lorsque l on réalise le nombre de sponsors et de volontaires qui rendent l existence d un tel festival possible en mettant à disposition des lieux incroyables tel le Çırağan Palace Kempinski dominant le Bosphore où la cérémonie d ouverture s est déroulée Les événements littéraires de ces cinq jours de festival s adaptent de façon évidente à l infrastructure et à l architecture de la ville Le thème de cette année était Ville et Nourriture et effectivement ce n est pas seulement de discussions et de textes à valeur intellectuelle souvent émotionnelle dont on a pu se nourrir mais également de délices culinaires lors des différents Festins littéraires organisés au Restaurant Cezayir et à d autres endroits Un autre but du festival est d amener la littérature dans les écoles en la personne d auteurs qui rendent visite aux scolaires et discutent de leurs textes En effet les organisateurs sont bien conscients de la nécessité de s adresser à la jeune génération il ne s agit pas seulement du futur public mais aussi de ceux qui vont former la société dans laquelle nous aurons à vivre demain ou plutôt dans laquelle nous souhaiterons vivre espérons le du moins Le Fellowship program a été inauguré cette année il rassemble des éditeurs des traducteurs des auteurs et des représentants de différentes organisations culturelles qui en fin de compte partagent un but commun celui de découvrir de distribuer et bien entendu de vivre et de faire vivre la littérature En plus de la passionnante programmation le programme propose également la visite de certaines des maisons d éditions turques les plus reconnues comme YapiKredi Metis Everest et Timaş ainsi que de l Association des éditeurs turcs Il est très intéressant de voir comment les marchés littéraires réagissent à des sujets tels que le piratage de textes l hologramme argenté au dos de certains livres turcs témoigne de l importance d une telle discussion ou l édition numérique de quelles façons les maisons internationales définissent leur ligne éditoriale commercialisent les livres et travaillent avec leurs auteurs En outre ils discutent le bénéfice des foires et des festivals littéraires On en vient à questionner et à reconsidérer sa propre approche Même si le marché du livre est plutôt concentré à Istanbul la scène littéraire turque dans sa globalité me semble très dynamique Suite aux conversations que j ai pu avoir avec des agents et des éditeurs à Istanbul puis plus tard à la Foire de Francfort j ai eu l impression que la vie littéraire est sans cesse alimentée par de nombreuses discussions constructives et souvent controversées des discussions accessibles à tout publique d ailleurs Et cette scène est tout à fait prête à partager ses trésors avec d autres pays Ou pour être réaliste devrions nous peut être dire à offrir ses trésors au

    Original URL path: http://transcript-review.org/fr/issue/transcript-40-nouvelles-dete/istanbul-tanpnar-festival (2016-05-02)
    Open archived version from archive

  • Transcript (Deutsch)
    aus Roman Mari Saat Im Grunde Auszug aus Roman Jan Kaus Sie Lyrik Hasso Krull Lyrik Triin Soomets Lyrik fs Lyrik Elo Viiding Transcript wird von Literature Across Frontiers herausgegeben c Jüri J Dubov Prosa von Mari Saat Ich liebe Haut Ich meine damit keine Häute wie der Kürschner wie das Kunstgewerbe sie sieht beziehungsweise die meisten Menschen Gedichte von Hasso Krull Dies ist ein Regenbaum So sagst du und

    Original URL path: http://transcript-review.org/de/issue/transcript-39-estland (2016-05-02)
    Open archived version from archive

  • Transcript (Deutsch)
    Clare Azzopardi In der Zwischenzeit gingen der Perverse und ich los um die Kanister mit Kerosin zu holen die wir in unseren Spinden versteckt hatten und wir fingen an es in den Zellen auszugießen in denen die Flüchtlinge eingepfercht gewesen waren Zerafa von Immanuel Mifsud Schwaches Sonnenlicht sickert durch das Ventilationsgitter und die Ritzen in der Tür Kaum hat er die Tür zugezogen hat er mit einem einzigen Ruck Hosen

    Original URL path: http://transcript-review.org/de/issue/transcript-38-malta (2016-05-02)
    Open archived version from archive

  • Transcript (Deutsch)
    Across Frontiers herausgegeben Tea Small von Florence Aigner Das Dritte von Siân Melangell Dafydd Wasser ist H 2 O zwei Teile Wasserstoff ein Teil Sauerstoff Aber da ist noch ein Drittes das es erst zu Wasser macht und niemand weiß was es ist Gedichte von Juris Kronbergs Schneeflocken fielen nicht herunter sie flogen hinauf im Frühling trugen die Vögel die Bäume zu den entfalteten Blättern nichts war mehr wie früher

    Original URL path: http://transcript-review.org/de/issue/transcript-37-zehn-jahre-transcript (2016-05-02)
    Open archived version from archive

  • Transcript (Deutsch)
    Interview Ilona Ferková über ihr Schreiben Transcript wird von Literature Across Frontiers herausgegeben Gesichter 22 von Hasan Hüseyin Deveci Kastanien Kopp von Ilona Ferková Eines Tages im Winter schickte Schwatz Kopp ihren Mann in den Wald um Brennholz zu holen Anstatt jedoch in den Wald zu gehen verschwand er auf direktem Weg im Pub So saß er dort den ganzen Tag mit den Roma und vergaß dabei völlig das Brennholz

    Original URL path: http://transcript-review.org/de/issue/transcript-36-staatenlose-literaturen (2016-05-02)
    Open archived version from archive



  •